La Panthère Blanche ayant beaucoup aimé le premier opus, elle avait bon espoir de voir un bon film avec le deuxième. Les critiques étaient moyennes, mais on a parfois de bonnes surprises. Ce ne fut pas le cas, hélas.
Le film tourne en rond, malgré de bons moments, malgré des acteurs plutôt à la hauteur. Les dialogues sont poussifs dans l'ensemble, et on se pose souvent la question de l'enjeu de cette suite des aventures de nos quatre bonhommes. La déception est d'autant plus grande que l'on se faisait une joie de les retrouver, de se réchauffer le coeur auprès de leur amitié. Mais on les retrouve plus égoïstes qu'avant, macho même dans leurs attitudes avec les femmes de leur vie. La vieillesse peut-être.
Un troisième opus viendra-t-il nous réconcilier ?
Il semblerait que Sicko, le dernier film de MichaelMoore fasse peu d'entrées en France pour le moment. Mais constatons une chose : on en a très peu parlé. En discutant autour de moi, je me suis rendu compte que peu de gens avaient entendu parler de la sortie de Sicko.
Ce film n'est pas seulement une critique du système d'assurance maladie américain, mais aussi une forme d'éloge (trop flatteur certes) des systèmes de santé "socialisé" pour reprendre son expression qui existent en Angleterre, au Canada ou encore en France.
A l'heure où le gouvernement veut commencer à démanteler ce système, à faire payer les malades de plus en plus cher, à construire une médecine à deux vitesses avec le développement inéluctable des assurances privées, mieux vaut que peu de monde voit Sicko, sans doute... Car les spectateurs de Sicko risquent d'être autant de manifestants supplémentaires dans les rues contre les réformes prévues !!!!!
Parano la Panthère Blanche ? Peut-être... Mais, en matière de santé comme en poltique, mieux vaut prévenir que guérir ! A bon entendeur salut !
En ce début de septembre, le soleil commence à se coucher tôt, la fraîcheur engourdit nos soirées, un seul remède : une séance de ciné ! Et pas n'importe laquelle : Sicko, le dernier film de Michael Moore.

Comme à son habitude, le trublion américain fait une brillante démonstration, celle du mauvais état dans lequel se trouve le système de santé américain. Mauvais état est un euphémisme. Perdu dans les tentacules du profit des sociétés privées d'assurance maladie, le système laisse de côté non seulement les pauvres mais aussi tous ceux qui se croyaient à l'abri mais que la maladie a plongé dans la banqueroute, faute de sécurité sociale juste et équitable.
Les arguments font mouche, les témoignages font mal, on passe du rire aux larmes et on se dit qu'on peut être fier de notre propre système, même si Moore le glorifie sans doute à l'excès. Mais l'excès est sa marque de fabrique et nous l'aimons pour ça. Inoubliable escapade à Cuba avec des soldats du feu rescapés du 11/09 mais marqués à vie dans leur chair. Amusante discussion avec un couple de canadiens prenant une assurance pour une journée aux States, de peur de se faire plumer sur place en cas de pépin de santé. Tonifiante digression sur le pouvoir de la démocratie en Angleterre. Emouvant témoignage d'une mère de famille endeuillée parce que son bébé n'était pas dans le bon hôpital selon son assurance privée et que les soins lui ont été refusés. Le principe de non assistance à personne en danger semble ne pas peser lourd contre le profit au pays de l'Oncle Sam.
On sait que Moore choisit ses images, qu'il joue sur une certaine manipulation des faits. Et alors ? Ce film est tellement salutaire face aux dérives de notre société individualiste et brutale, à notre système capitaliste où le doigt d'un être humain est évalué à 12 000 dollars...
Jetez vous sur ce film, allez y !
A bon entendeur salut !
Voilà un roman virevoltant et foisonnant comme je les aime. Plusieurs histoires, plusieurs époques, plusieurs cultures s'imbriquent et tiennent le lecteur en haleine jusqu'au bout.
Une plante aux effets hypnotiques est découverte en Amazonie et devient la cause d'une bataille des services secrets au coeur de la guerre froide. Les chercheurs et ethnologues qui s'y intéressent de trop près y laisseront leur vie.
Tous les coups sont permis dans ce livre labyrinthe qui multiplie les pistes et les rebondissements. Espionnage, politique, aventure, il est difficile de le classer dans une catégorie particulière, si ce n'est celle du suspens.
Editions Payot - Rivages/Noir. Traduit de l'espagnol (Cuba) par Jacques François Bonaldi
James Wormold, vendeur d'aspirateurs, vit à la Havane avec sa fille. Il est recruté par les services secrets britanniques pour fournir des informations. Mais n'ayant aucune expérience en ce domaine et soucieux de ne pas se créer d'ennuis, il envoie de fausses informations, par exemple des plans d'aspirateurs en guise de plans d'installations secrètes en cours de contruction dans les montagnes.
Graham Greene écrit là un roman d'espionnage divertissant, avec des personnages attachants et finalement proches de nous, aux antipodes des supers héros à la James Bond. Lorsque les choses se compliquent pour James Wormold et que ses mensonges deviennent dangereux pour les siens, le suspens nous prend et le livre ne quitte plus nos mains.
Dans la même veine, vous pouvez lire Le Tailleur de Panama de John Le Carré, un roman assez semblable mais plus tragique,où un tailleur d'origine anglaise se retrouve pris dans des affaires politiques qui le dépassent. Le livre a été porté à l'écran récemment avec Pierce Brosnan dans l'un des rôles principaux.
Bonne lecture
J’avais très envie de voir ce film et il ne m’a pas déçue. J’ai été profondément touchée et portée par un beau scénario et de magnifiques acteurs.
C’est le genre de film dont on sort sans voix, qu’on a aimé mais pour lequel on ne trouve pas les mots pour le dire. Etre critique de cinéma ne s’improvise pas, je m’en rends compte !
L’action se déroule au début des années 80. Manu (Julien Libéreau), jeune homme débarqué de province, devient le protégé d’Adrien (Michel Blanc), médecin homosexuel plus âgé que lui. Amour platonique ou simple amitié : tout dépend de quel point de vue on se place. Jusqu’au jour où Manu rencontre Mehdi (Sami Bouajila), mari de Sarah (Emmanuelle Béart), l’amie d’Adrien.
Ce qui aurait pu être un simple marivaudage vire au drame. Nous sommes au début de l’épidémie de SIDA…
A ce propos : N’oubliez pas que vous pouvez toujours donner pour le Sidaction. RDV sur le site : www.sidaction.org
Parce que la guerre contre cette maladie est loin d’être terminée !



