Coup de cœur pour L’ombre du vent, roman de Carlos Ruiz Zafon (Livre de Poche, n°30473). L’histoire se situe dans la Barcelone des années d’après guerre, encore marquée par les cicatrices de la guerre civile espagnole. Un climat propice au mystère.
Un jeune garçon découvre dans le cimetière des Livres Oubliés un ouvrage qui va le transporter dans une longue quête : L’ombre du vent. Aidé d’un personnage étrange et attachant, porté par son amour de la littérature, il va remuer le passé, croiser des fantômes, apprendre à aimer, et perdre son innocence.
Véritable ode aux livres, hommage aux écrivains, ce roman nous aimante irrésistiblement. Difficile de résister à cette grande aventure aux multiples rebondissements qui nous questionne sur notre rapport à la littérature. Comme le dit l’un des personnages : « Le lecture est un rituel intime, un livre est un miroir où nous trouvons seulement ce que nous portons déjà en nous, lire est engager son esprit et son âme ».
Par Panthere Blanche
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Si la chanteuse Ayo passe par chez vous, foncez l’écouter ! Sinon, consolez-vous avec son album : Joyful (éditions Polydor).
Ayo, c’est une voix en or, une voix aux accents cristallins, un diamant à l’état brut. En concert, c’est une liane espiègle qui se met le public dans la poche dès le premier sourire. Le sourire d’une enfant ravie d’être sur son terrain de jeu favori.
A l’écouter en concert, l’album, pourtant magnifique, apparaît tout à coup trop sage. Sur scène, Ayo nous surprend, avec sa fougue, avec son intensité, mais aussi et surtout par sa simplicité.
Un pur enchantement… qui nous parait court, trop court. Tant on aimerait que sa voix ne s’arrête jamais.
Par Panthere Blanche
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Un film idéal pour un après midi gris et pluvieux ? Actuellement en salles : Le come back (titre original : Music and lyrics). Bourré de clins d’œil à la musique et au kitsch des années 80, ce film réunit à l’affiche le toujours craquant Hugh Grant et la pétillante Drew Barrymore.
Alex Fletcher est un chanteur has been et qui le revendique, après son heure de gloire dans un groupe phare mais très vite oublié. Jusqu’à ce qu’une jeune star ne lui demande de lui écrire une chanson pour son nouveau spectacle. Désemparé, lui qui n’a rien composé depuis 10 ans, il reçoit le soutien d’une jeune femme étonnante, un peu décalée, un peu tombée de nulle part : Sophie.
Des dialogues qui font mouche, des personnages attachants, une musique entraînante, on passe un bon moment devant ce film sans prétention qui ne se prend pas vraiment au sérieux.
Profitez du printemps du cinéma pour vous faire cette toile (du 18 au 20 mars, la place de ciné est à 3,50 €).
Par Panthere Blanche
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Un livre exigeant qui laisse des traces
On a d'abord du mal à véritablement se plonger dans ce roman. L'écriture est acérée, les phrases courtes, parfois brutales. On cherche un point d'attache, un point de vue auquel s'accrocher, celui de l'auteur, celui d'un personnage. Rien. On commence la lecture en spectateur, position plutôt inconfortable. Mais peu à peu, notre distance se réduit avec les deux personnages principaux : une jeune femme blanche, Julie, qui tombe amoureuse d'un immigré clandestin d'origine arabe, Abdou, dans une ville d'Afrique du Sud. Cependant, cette identification aux personnages ne va pas jusqu'à la prise de parti pour l'un ou l'autre. Nadine Gordimer réussit à nous attacher à eux sans pour autant que nous privilégions l'un contre l'autre. Elle réussit, avec une écriture précise, ciselée, des descriptions presque cliniques, à nous plonger dans les pensées les plus profondes des personnages, peut-être justement parce que ce sont nos propres pensées que nous y mettons. Parce que cette histoire prend sous sa plume un caractère universel.
Julie décide de suivre Abdou dans son pays lorsque celui est expulsé d'Afrique du Sud. Qu'aurions-nous fait à sa place ? Jusqu'où irions-nous par amour ?
La fin de ce roman, déroutante, nous prend à contre-pied. Elle nous interroge profondément et, à ce titre, ne nous laisse pas indemne.
Par Panthere Blanche
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Un film que j’aurais "aimé aimer davantage".
L’affiche est très alléchante, avec une distribution haut de gamme : Jacques Dutronc, Nicole Garcia, André Dussolier, Elodie Bouchez, François Cluzet, Hippolyte Girardot, Mélanie Doutey… C
ela ressemble fort à une liste de nominés aux Césars pour le prix d’interprétation.
Le synopsis est également très tentant : une sorte de film choral, de film mosaïque, avec des destins qui se croisent, des vies qui se télescopent ou s’écartent irrésistiblement. On pense par exemple au récent Fauteuils d’orchestre, le film très réussi de Danièle Thompson, et on en espère donc beaucoup.
Trop peut-être. Car malgré des moments plaisants, de bons dialogues, des acteurs à la hauteur de leur réputation (que l’on sent néanmoins parfois un peu perdus), la mayonnaise ne prend pas vraiment. Au lieu d’être embarqué, on se retrouve un peu sur le bord de la route. A force de vouloir trop suggérer les choses au lieu de les montrer, de vouloir laisser les explications dans l’ombre, d’éluder le passé des personnages, Eric de Montalier, le réalisateur, prend le risque de trop désorienter le spectateur, obligé de chercher à tâtons les éléments qui lui manquent.
Dommage.
Par Panthere Blanche
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J’avais très envie de voir ce film et il ne m’a pas déçue. J’ai été profondément touchée et portée par un beau scénario et de magnifiques acteurs.
C’est le genre de film dont on sort sans voix, qu’on a aimé mais pour lequel on ne trouve pas les mots pour le dire. Etre critique de cinéma ne s’improvise pas, je m’en rends compte !
L’action se déroule au début des années 80. Manu (Julien Libéreau), jeune homme débarqué de province, devient le protégé d’Adrien (Michel Blanc), médecin homosexuel plus âgé que lui. Amour platonique ou simple amitié : tout dépend de quel point de vue on se place. Jusqu’au jour où Manu rencontre Mehdi (Sami Bouajila), mari de Sarah (Emmanuelle Béart), l’amie d’Adrien.
Ce qui aurait pu être un simple marivaudage vire au drame. Nous sommes au début de l’épidémie de SIDA…
A ce propos : N’oubliez pas que vous pouvez toujours donner pour le Sidaction. RDV sur le site : www.sidaction.org
Parce que la guerre contre cette maladie est loin d’être terminée !
Par Panthere Blanche
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