A lire quelques commentaires et à écouter certains discours, je me dis que la violence n'est pas seulement là où on l'attend.
La violence dans un pays comme la France, dans une nation qui a une longue histoire d'immigration et d'asile, dans le pays du droit du sol, c'est de parler de maghrébins ou d'africains alors qu'il s'agit de français !
La violence c'est de ne pas offrir à ces jeunes le même traitement qu'aux autres parce qu'ils ne sont pas nés de la bonne couleur ni dans le bon quartier. La violence c'est de contrôler cent fois l'identité d'un noir et de laisser passer entre temps dix blancs.
La plus grande violence c'est cette discrimination, ce racisme latent, cet islamophobie rampante que nous ne pouvons pas accepter.
La violence c'est d'expulser des familles entières et d'oser dire que la France doit mener une politique familiale pour renforcer la natalité. Les familles qu'on expulse n'ont pas la bonne couleur pour peupler la France sans doute...
La violence c'est de voter des lois contre les mariages mixtes, contre le regroupement familial, des lois qui vont à l'encontre du droit européen et des droits de l'homme.
La violence c'est de voter une loi contre la délinquance qui fait du maire un chérif avec à sa botte les travailleurs sociaux.
La violence c'est de supprimer les aides aux associations dans les quartiers sensibles.
La violence c'est de supprimer la police de proximité pour la remplacer par des cars de CRS.
Bref, si la violence engendre la violence alors celle que je décris est peut-être la mère de tous ces maux.
A bon entendeur salut !


Les chiens aboient et la caravane passe. La campagne pour les élections présidentielles bat son plein et les rafles continuent. Qui s’en préoccupe ? Les sondages et les petites phrases sont tellement plus passionnants.
Il a ainsi annoncé hier sur une grande chaîne de télévision nationale vouloir encore durcir ces lois, et notamment le regroupement familial. Il a également promis la création d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale ». Qu’il ne cherche pas longtemps le ministre en question, il est tout désigné : Jean Marie Le Pen.
