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La griffe de l'actu

Vendredi 23 février 2007

A lire quelques commentaires et à écouter certains discours, je me dis que la violence n'est pas seulement là où on l'attend.
La violence dans un pays comme la France, dans une nation qui a une longue histoire d'immigration et d'asile, dans le pays du droit du sol, c'est de parler de maghrébins ou d'africains alors qu'il s'agit de français !
La violence c'est de ne pas offrir à ces jeunes le même traitement qu'aux autres parce qu'ils ne sont pas nés de la bonne couleur ni dans le bon quartier. La violence c'est de contrôler cent fois l'identité d'un noir et de laisser passer entre temps dix blancs.
La plus grande violence c'est cette discrimination, ce racisme latent, cet islamophobie rampante que nous ne pouvons pas accepter.
La violence c'est d'expulser des familles entières et d'oser dire que la France doit mener une politique familiale pour renforcer la natalité. Les familles qu'on expulse n'ont pas la bonne couleur pour peupler la France sans doute...
La violence c'est de voter des lois contre les mariages mixtes, contre le regroupement familial, des lois qui vont à l'encontre du droit européen et des droits de l'homme.
La violence c'est de voter une loi contre la délinquance qui fait du maire un chérif avec à sa botte les travailleurs sociaux.
La violence c'est de supprimer les aides aux associations dans les quartiers sensibles.
La violence c'est de supprimer la police de proximité pour la remplacer par des cars de CRS.
Bref, si la violence engendre la violence alors celle que je décris est peut-être la mère de tous ces maux.
A bon entendeur salut !

Par Panthere Blanche
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Samedi 24 février 2007

Les chiens aboient et la caravane passe. La campagne pour les élections présidentielles bat son plein et les rafles continuent. Qui s’en préoccupe ? Les sondages et les petites phrases sont tellement plus passionnants.  

 

Depuis des semaines, le métro parisien est le théâtre de rafles de sans papiers. Certaines stations sont en particulier la cible de ces contrôles au goût particulier, telles Place de Clichy ou Stalingrad. La section RATP du Parti Communiste s’en est notamment émue dans un communiqué le 11 février dernier.

Sous prétexte de contrôler les titres de transport, des hommes, des femmes et des enfants sont directement embarqués dans des fourgons pour être ensuite expulsés de notre pays.  

 

Cela rappelle d’autres pratiques : rafler les sans papiers juste à côté des Restos du Cœur au moment de la distribution des repas. Ou plus perfide encore : convoquer les gens en Préfecture en leur promettant d’étudier leur situation et en profiter pour les rafler, les mettre dans les centres de rétention avant l’expulsion. Cette dernière pratique a été déclarée hors la loi ces derniers jours mais qui ira demander des comptes au Ministre de l’Intérieur pour en avoir abuser ?  

 

Un conseil : s’il vous arrive, par égarement, de penser que Nicolas Sarkozy pose les bonnes questions, regardez alors quelles sont ses réponses. Et demandez-vous si vous pouvez les tolérer et vous regarder dans la glace le matin en vous rasant. 

Par Panthere Blanche
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Mercredi 28 février 2007

Voici un gros plan sur une proposition du pacte présidentiel de Ségolène Royal que je trouve particulièrement intéressante : Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d’un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail.

 

 Cette proposition est notamment inspirée des travaux de la commission Familles, vulnérabilité, pauvreté (avril 2005) présidée par Martin Hirsch (Président d’Emmaüs France).

 

 De quoi s’agit-il ? Cela consiste à passer d’une configuration dans laquelle un individu peut soit relever de prestations d’assistance (comme le RMI), soit entrer dans le monde du travail mais sans garantie de sortir de la pauvreté, à un système permettant de combiner revenus du travail et revenus de la solidarité.

 

 Dans de nombreux cas, le retour à l’emploi pour un bénéficiaire de minima sociaux (ASS, RMI ou API) s’accompagne d’une réduction des ressources de la famille : le gain occasionné par le salaire (il s’agit souvent lors de la reprise d’emploi de contrats précaires, à temps partiel) se transforme en effet en perte de ressources si l’on prend en compte les aides liées aux minima sociaux qui disparaissent ou diminuent (CMU, aides au logement, aides sociales…) et les frais engendrés par la reprise du travail (garde des enfants, transport, habillement…).

 

 Avec le Revenu de solidarité active, il s’agit de faire en sorte que quelle que soit la situation de départ, le produit de chaque heure travaillée puisse améliorer le revenu final de la famille en supprimant tout effet de seuil. Cette prestation intégrerait les sources de revenu que sont les minima sociaux, les aides fiscales (comme la prime pour l’emploi) voire les aides au logement. Elle garantira, même pour une activité à temps partiel ou lorsque les revenus du travail sont discontinus le long de l’année, que les ressources globales permettent de franchir le seuil de pauvreté. C’est donc rendre les revenus plus prévisibles pour les familles, les sortir d’un système d’assistanat aux effets pervers en valorisant la reprise d’une activité.

 Ce système, qui d’une part supprime les effets de seuil liés à la reprise d’un emploi et d’autre part remet en cause les cloisons entre assistance et activité, ne répond qu’à une partie du problème d’accès à l’emploi et devra être relayé par une politique active de promotion de l’emploi des personnes non qualifiées et de formation.

Par Panthere Blanche
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Mardi 6 mars 2007
Par Panthere Blanche
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Mercredi 7 mars 2007

Vous pouvez signer cet appel sur : http://petitions.desirsdavenir.org/22-avril.php

 

Par Panthere Blanche
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Vendredi 9 mars 2007

Après avoir pris la relève de Pasqua, avec une puis deux lois contre l’immigration, Nicolas Sarkozy trouve qu’il n’en a pas encore fait assez. A croire que l’ogre n’est pas rassasié par les expulsions quotidiennes de familles et par la quasi impossibilité pour toute personne extra-europénne de fouler légalement le sol français.

Il a ainsi annoncé hier sur une grande chaîne de télévision nationale vouloir encore durcir ces lois, et notamment le regroupement familial. Il a également promis la création d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale ». Qu’il ne cherche pas longtemps le ministre en question, il est tout désigné : Jean Marie Le Pen.

En effet, en faisant cette proposition, Nicolas Sarkozy ne peut plus être accusé de lorgner vers la droite extrême, il y met carrément les deux pieds ! Il y a quelques temps, le Canard Enchaîné avait mis en évidence comment Nicolas Sarkozy avait déjà appliqué plusieurs propositions du programme du Front National. Là, il passe à l’échelon supérieur !

Comment peut-on en France, se dire démocrate et républicain et proposer de telles choses ?!! Comment peut-on dire aimer la France et dire de telles ignominies ?!! Rien que la dénomination de ce ministère souhaité donne la nausée et renvoie au passé le plus sombre de notre pays, celui qu’on ne voudrait surtout pas voir revenir, celui qui est la négation des valeurs fondamentales de la France.

Mais vous savez ce qui me fait le plus mal ? Ce qui me désespère le plus ? C’est que celui prononce de telles paroles et affiche un tel programme ait une chance d’être élu à la tête de mon beau pays !!!!

Adieu France, toi que j’aimais tant, toi que j’ai tant aimée…

Par Panthere Blanche
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