Les chiens aboient et la caravane passe. La campagne pour les élections présidentielles bat son plein et les rafles continuent. Qui s’en préoccupe ? Les sondages et les petites phrases sont tellement plus passionnants.
Depuis des semaines, le métro parisien est le théâtre de rafles de sans papiers. Certaines stations sont en particulier la cible de ces contrôles au goût particulier, telles Place de Clichy ou Stalingrad. La section RATP du Parti Communiste s’en est notamment émue dans un communiqué le 11 février dernier.
Sous prétexte de contrôler les titres de transport, des hommes, des femmes et des enfants sont directement embarqués dans des fourgons pour être ensuite expulsés de notre pays.
Cela rappelle d’autres pratiques : rafler les sans papiers juste à côté des Restos du Cœur au moment de la distribution des repas. Ou plus perfide encore : convoquer les gens en Préfecture en leur promettant d’étudier leur situation et en profiter pour les rafler, les mettre dans les centres de rétention avant l’expulsion. Cette dernière pratique a été déclarée hors la loi ces derniers jours mais qui ira demander des comptes au Ministre de l’Intérieur pour en avoir abuser ?
Un conseil : s’il vous arrive, par égarement, de penser que Nicolas Sarkozy pose les bonnes questions, regardez alors quelles sont ses réponses. Et demandez-vous si vous pouvez les tolérer et vous regarder dans la glace le matin en vous rasant.
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