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Bonne arrivée (comme on dit là-bas) et bienvenue sur mon blog.

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Pour vivre dans un pays qui sourit, et pas à des milliers de caméras de télésurveillance.

Photo : Mare de Baro (Haute Guinée)

Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /Fév /2007 16:46

Après avoir usé la Golf noire que son mari lui avait laissée en deuxième main pour acheter le nouveau modèle, Caroline décide d’acheter une Volvo break rouge bordeaux parce qu’elle a vu dans la même journée deux films où le héros en possédait une. Ce n’était pas Tom Cruise ni Brad Pitt, mais un illustre inconnu et Jean Pierre Daroussin. Elle n’en est plus aux acteurs qui la faisaient fantasmer, elle s’identifie aux anti-héros paumés, représentant de commerce au bout du rouleau comme Daroussin dans le film, ou maîtresse d’un patron qui promet de divorcer comme Catherine Frot qui joue sa sœur. Que le même jour, dans le film qu’elle est allée voir avec son amie Monique et que conseillait Télérama, et dans celui qu’elle avait enregistré la veille au soir sur Canal, elle ait vu la même voiture, c’est un signe qu’elle ne voulait surtout pas ignorer. Bien qu’elle ait délaissé ces derniers temps l’étude des religions orientales et la méditation transcendantale, elle reste suffisamment sous influence pour guetter les signes du destin qui la mèneront peut-être droit au Shawarma ou au Nirvana (ou un truc comme ça…).

             Son mari, qui souhaitait éviter le conflit à tout prix, réagit à l’achat de la Volvo avec une ironie distante en lui disant calmement que la mode est aux petites voitures faciles à garer, avant de revenir peu après au sujet, sans avoir l’air d’y toucher, en abordant la folie actuelle pour la trottinette dans les rues de Paris. Certes, il risquait de recevoir en pleine face le « Ah ! Parce que tu me vois sur une trottinette ! » (ce qui ne manqua pas) mais il avait aussi remarqué l’attirance de sa femme pour tout ce qui est phénomène de mode et truc dans l’air du temps. Jusqu’à déraper, selon certains de ses proches, vers une excentricité que d’autres n’hésitent pas à appeler « folie ». Elle devient un peu « fofolle » comme on dit. Les plus méchants parleront d’une sorte de crise d’adolescence retardée, laissant aux plus vaches le terme de ménopause précoce.

             Elle revoit sa garde-robe en fonction des derniers modèles présentés dans Marie Claire. Enfin… elle essaie : parce que les boutiques « taille 38 maxi » l’accueillent assez froidement ou avec un sourire ironique blessant pour une femme pas très bien dans sa peau et son « «44/46 mini ». Mais après avoir passé tant d’années à lire ce magazine, elle ne voit pas pourquoi elle ne s’habillerait pas comme les modèles. Des lectrices abonnées, comme Monique et elle, doivent bien être la cible de vente du mag, non ? Alors la mode devrait être faite pour elles ! Mais dans la réalité, il ne leur reste souvent qu’à souhaiter que la tendance soit davantage aux formes amples qu’au stretch ou au pantalon cigarette pour taille de guêpe. Remarquez que la rédaction de Marie Claire sait cependant garder ce type de lectrices : on titre sur « Les hommes préfèrent les rondes » (sympa, mais si elles ne peuvent pas s’habiller…) et la dernière expo de Botero, pour faire passer les cinquante dernières pages d’une mode destinée à Kate Moss et aux lolitas anorexiques.

             Après avoir longtemps hésité, et avoir failli se laisser prendre par la nouveauté du coaching, Caroline décide de se lancer dans une psychanalyse. Le coaching, c’était la recherche du développement personnel pour aller de l’avant avec la totalité de son énergie intérieure. Mais Caroline n’a personne à battre, à dépasser, aucune limite à franchir. « Aller de l’avant », l’expression la tente, mais aller où ? Alors que la psychanalyse, pense-t-elle, la libérera de tous ses complexes, la fera se sentir bien dans sa tête. Une autre vie pourra alors commencer pour elle, différente. Et puis elle a toujours eu un faible pour Gérard Miller, le psy préféré des média. Elle l’a découvert à la radio et suit son parcours à la télévision parce que « physiquement c’est pas mal non plus ». Elle le trouve intelligent, raffiné, et surtout charmeur, mais – attention - pas dans le sens péjoratif du terme. Elle aime la vivacité de son esprit, sa subtilité, même si elle ne partage pas toujours les idées qu’il défend. Elle se met donc à la recherche d’un psy mâle pas mal, la quarantaine sexy ou la cinquantaine bien vieillie, intello et charmeur subtil. Elle se rend rapidement compte qu’un tel gibier est plus rare qu’elle ne le pensait chez les freudiens. En outre, il y a quelque chose de gênant pour elle de se retrouver face à un psy trop moche ou trop vieux à son goût, et de devoir lui expliquer qu’elle ne sait plus trop si elle veut vraiment faire une analyse sans qu’il ne se doute de la vraie raison de ce recul. Car elle sent chez ces praticiens, à tort ou à raison, une grande perspicacité, et elle craint que l’un d’eux ne lui fasse dire quel est son critère de sélection. Il faut dire que les quelques notions de psychanalyse qu’elle possède lui ont peut-être fait assimiler le transfert à un coup de foudre. Elle imagine alors avec anticipation ce moment où elle désirera profondément l’homme en noir (elle ne l’imagine pas vêtu autrement) et cherchera à l’attirer auprès d’elle sur le grand divan.

 

             Caroline se dit aussi que pour être bien dans sa tête, il faut d’abord être bien dans sa peau. Et là, elle s’en est rendu compte dans sa phase « Marie Claire fait les boutiques de mode», il y a du boulot. Marre des kilos en trop et des régimes synonymes d’échecs. Elle décide de lâcher le yoga du jeudi après midi et les séances Minceur de Weight Watcher du mercredi pour quelque chose de plus dynamique. Elle convainc Monique pour l’Aquagym et le step car elle ne veut pas fréquenter seule l’une de ces nouvelles salles de gym modernes où les corps s’exhibent. Dur, dur de s’assumer en maillot de bain, surtout lorsqu’elle découvre que Monique est moins grosse qu’elle et s’en sort mieux dans les activités précitées.

             Monique. C’est l’amie que l’on croit soumise, qui partage nos expériences, nous suit partout sans nous contredire. C’est celle que l’on imagine dépendante de nous, toujours forcément collée à nous, faute de mieux. Mais nous nous rendons compte que la plus dépendante n’est pas celle que l’in croit. Sans elle, c’est nous qui sommes perdus. Nous partons en vacances en croyant la laisser seule dans le désespoir, et au retour nous découvrons qu’elle a une vie sans nous et que le manque de l’autre le plus profond était dans notre propre camp.  

Par Panthere Blanche - Publié dans : Caroline Blake : Le feuilleton en ligne
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Vendredi 23 février 2007 5 23 /02 /Fév /2007 16:41

C’est comme dans les colonies de vacances, le jour du départ. Les enfants sont réunis dans la cour une dernière fois, après l’appel matinal. Avec à leurs pieds, leurs affaires entassées pèle mêle dans des sacs ou valises. Les parents arrivent un par un. Ils laissent le moteur de la voiture familiale en route, descendent à peine, et chargent l’enfant derrière et les bagages dans le coffre. Mission accomplie. Il y a ceux qui viennent discuter avec le directeur ou les moniteurs pour savoir si leur enfant a été sage. Et  il y a les parents qui arrivent en retard, très en retard, et qui laissent un enfant inquiet, perdu au milieu de la cour, qui a peur d’avoir été oublié et s’imagine déjà l’effroi d’une nuit de plus dans le grand dortoir vide cette fois.

             J’ai toujours eu l’impression que c’était à cet enfant qu’écrivains et scénaristes s’intéressaient. A cet enfant qui s’interroge sur son sort, qui se sent oublié, mais sur lequel se braquent les regards et la compassion de tous. Ici, c’est la même chose : j’ai laissé partir de mon esprit les premiers personnages potentiels, d’autres les avaient déjà pris et emmenés dans leur littévoiture. J’ai pris celui qui restait, une femme, Caroline Blake.

             A bien la regarder, je ne comprends pas pourquoi elle a été oubliée. Elle a tout pour devenir une grande héroïne. En tout cas, ses amis le disent : « C’est un sacré personnage ! ».

             Caroline Blake est issue de la petite bourgeoisie du côté de sa mère et de l’Armée américaine de Libération du côté de son père. Ses parents, se voulant responsables, ont attendu son mariage pour divorcer et épouser amant et maîtresse. Pendant vingt ans, ils ont vécu tout deux, non pas dans la peur que l’autre découvre la tromperie, mais dans celle que leur fille comprenne la situation et découvre qu’elle était davantage une enfant de l’Histoire qu’une enfant de l’Amour. Une enfant du sexe aussi. C’est pourquoi cela ne les dérangeait pas trop de continuer régulièrement leurs ébats pour donner l’image d’un couple normal à leur fille. Une petite mort bruyante le samedi soir et le contrat était rempli.

             Caroline Blake est devenue cette femme d’une quarantaine d’années qui depuis, depuis ?... longtemps se croit à un tournant de sa vie. Délaissée par son mari (elle est sûre qu’il la trompe), elle n’envisage pas le divorce à cause de sa peur de la solitude. Elle craint le grand lit vide et préfère le partager avec un corps ronflant toujours mais devenu inactif à son égard, ou si peu. Femme au foyer, sans profession, son étiquette de femme d’intérieur lui colle à la peau. Vie creuse, sans étincelle. De moins en moins de rêves mais de plus en plus de résolutions. Rarement tenues. 

Par Panthere Blanche - Publié dans : Caroline Blake : Le feuilleton en ligne
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 19:30

La panthère blanche a retrouvé pour vous les signes originels, ceux qui donnent le vrai sens des choses, ceux qui vont vous faire découvrir la réalité de votre existence et de votre avenir.  

           

SINGE (né entre le 1er janvier et le 15 février)  Vous aimez toujours autant les longues soirées d'hiver au coin du feu. Surtout lorsque vous êtes bien accompagné pour les partager.

 

EBENE (né entre le 16 février et le 31 mars) Des rêves de voyage à travers le monde vont vous poursuivre. Jusqu'à ce que l'idée devienne sérieuse dans votre esprit.

 

ELEPHANT (né entre le 1er avril et le 15 mai) Vous allez faire des rencontres importantes pour votre vie dans le courant du mois.

 

BOABAB (né entre le 16 mai et 30 juin) A force de vouloir tout essayer avant de choisir, vous risquez de perdre du temps et certaines décisions ne peuvent pas attendre.

KORA (né entre le 1er juillet et le 15 août) Tout est au beau fixe dans votre vie. Profitez de cette plénitude. 

CACAO (né entre le 16 août et le 30 septembre) La fatigue vous guette, comme à chaque changement de saison. Prenez un peu de repos.

NUAGE (né entre le 1er octobre et le 15 novembre) Des orages sont visibles à l'horizon et c'est votre coeur qui sera le plus chahuté.

GAZELLE (né entre le 16 novembre et le 31 décembre) L'apparition de la girafe dans votre signe est synonyme de bonnes nouvelles. Profitez en !  

Par Panthere Blanche - Publié dans : Le panthéroscope
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