Faire connaître

Cliquez ici pour recommander ce blog

Faites comme moi

Créez votre blog gratuit

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
 

Bonjour, ça va ?

Bonne arrivée (comme on dit là-bas) et bienvenue sur mon blog.

Retrouvez toute l'actu griffée pour vous : politique, société, culture, etc.

Pour vivre dans un pays qui sourit, et pas à des milliers de caméras de télésurveillance.

Photo : Mare de Baro (Haute Guinée)

Lundi 5 mars 2007

Coup de cœur pour L’ombre du vent, roman de Carlos Ruiz Zafon (Livre de Poche, n°30473). L’histoire se situe dans la Barcelone des années d’après guerre, encore marquée par les cicatrices de la guerre civile espagnole. Un climat propice au mystère.

Un jeune garçon découvre dans le cimetière des Livres Oubliés un ouvrage qui va le transporter dans une longue quête : L’ombre du vent. Aidé d’un personnage étrange et attachant, porté par son amour de la littérature, il va remuer le passé, croiser des fantômes, apprendre à aimer, et perdre son innocence.

Véritable ode aux livres, hommage aux écrivains, ce roman nous aimante irrésistiblement. Difficile de résister à cette grande aventure aux multiples rebondissements qui nous questionne sur notre rapport à la littérature. Comme le dit l’un des personnages : « Le lecture est un rituel intime, un livre est un miroir où nous trouvons seulement ce que nous portons déjà en nous, lire est engager son esprit et son âme ».

par Panthere Blanche publié dans : La Griff'culture
Mercredi 28 février 2007

Voici un gros plan sur une proposition du pacte présidentiel de Ségolène Royal que je trouve particulièrement intéressante : Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d’un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail.

 

 Cette proposition est notamment inspirée des travaux de la commission Familles, vulnérabilité, pauvreté (avril 2005) présidée par Martin Hirsch (Président d’Emmaüs France).

 

 De quoi s’agit-il ? Cela consiste à passer d’une configuration dans laquelle un individu peut soit relever de prestations d’assistance (comme le RMI), soit entrer dans le monde du travail mais sans garantie de sortir de la pauvreté, à un système permettant de combiner revenus du travail et revenus de la solidarité.

 

 Dans de nombreux cas, le retour à l’emploi pour un bénéficiaire de minima sociaux (ASS, RMI ou API) s’accompagne d’une réduction des ressources de la famille : le gain occasionné par le salaire (il s’agit souvent lors de la reprise d’emploi de contrats précaires, à temps partiel) se transforme en effet en perte de ressources si l’on prend en compte les aides liées aux minima sociaux qui disparaissent ou diminuent (CMU, aides au logement, aides sociales…) et les frais engendrés par la reprise du travail (garde des enfants, transport, habillement…).

 

 Avec le Revenu de solidarité active, il s’agit de faire en sorte que quelle que soit la situation de départ, le produit de chaque heure travaillée puisse améliorer le revenu final de la famille en supprimant tout effet de seuil. Cette prestation intégrerait les sources de revenu que sont les minima sociaux, les aides fiscales (comme la prime pour l’emploi) voire les aides au logement. Elle garantira, même pour une activité à temps partiel ou lorsque les revenus du travail sont discontinus le long de l’année, que les ressources globales permettent de franchir le seuil de pauvreté. C’est donc rendre les revenus plus prévisibles pour les familles, les sortir d’un système d’assistanat aux effets pervers en valorisant la reprise d’une activité.

 Ce système, qui d’une part supprime les effets de seuil liés à la reprise d’un emploi et d’autre part remet en cause les cloisons entre assistance et activité, ne répond qu’à une partie du problème d’accès à l’emploi et devra être relayé par une politique active de promotion de l’emploi des personnes non qualifiées et de formation.

par Panthere Blanche publié dans : La griffe de l'actu
Samedi 24 février 2007

Les chiens aboient et la caravane passe. La campagne pour les élections présidentielles bat son plein et les rafles continuent. Qui s’en préoccupe ? Les sondages et les petites phrases sont tellement plus passionnants.  

 

Depuis des semaines, le métro parisien est le théâtre de rafles de sans papiers. Certaines stations sont en particulier la cible de ces contrôles au goût particulier, telles Place de Clichy ou Stalingrad. La section RATP du Parti Communiste s’en est notamment émue dans un communiqué le 11 février dernier.

Sous prétexte de contrôler les titres de transport, des hommes, des femmes et des enfants sont directement embarqués dans des fourgons pour être ensuite expulsés de notre pays.  

 

Cela rappelle d’autres pratiques : rafler les sans papiers juste à côté des Restos du Cœur au moment de la distribution des repas. Ou plus perfide encore : convoquer les gens en Préfecture en leur promettant d’étudier leur situation et en profiter pour les rafler, les mettre dans les centres de rétention avant l’expulsion. Cette dernière pratique a été déclarée hors la loi ces derniers jours mais qui ira demander des comptes au Ministre de l’Intérieur pour en avoir abuser ?  

 

Un conseil : s’il vous arrive, par égarement, de penser que Nicolas Sarkozy pose les bonnes questions, regardez alors quelles sont ses réponses. Et demandez-vous si vous pouvez les tolérer et vous regarder dans la glace le matin en vous rasant. 

par Panthere Blanche publié dans : La griffe de l'actu
Vendredi 23 février 2007

A lire quelques commentaires et à écouter certains discours, je me dis que la violence n'est pas seulement là où on l'attend.
La violence dans un pays comme la France, dans une nation qui a une longue histoire d'immigration et d'asile, dans le pays du droit du sol, c'est de parler de maghrébins ou d'africains alors qu'il s'agit de français !
La violence c'est de ne pas offrir à ces jeunes le même traitement qu'aux autres parce qu'ils ne sont pas nés de la bonne couleur ni dans le bon quartier. La violence c'est de contrôler cent fois l'identité d'un noir et de laisser passer entre temps dix blancs.
La plus grande violence c'est cette discrimination, ce racisme latent, cet islamophobie rampante que nous ne pouvons pas accepter.
La violence c'est d'expulser des familles entières et d'oser dire que la France doit mener une politique familiale pour renforcer la natalité. Les familles qu'on expulse n'ont pas la bonne couleur pour peupler la France sans doute...
La violence c'est de voter des lois contre les mariages mixtes, contre le regroupement familial, des lois qui vont à l'encontre du droit européen et des droits de l'homme.
La violence c'est de voter une loi contre la délinquance qui fait du maire un chérif avec à sa botte les travailleurs sociaux.
La violence c'est de supprimer les aides aux associations dans les quartiers sensibles.
La violence c'est de supprimer la police de proximité pour la remplacer par des cars de CRS.
Bref, si la violence engendre la violence alors celle que je décris est peut-être la mère de tous ces maux.
A bon entendeur salut !

par Panthere Blanche publié dans : La griffe de l'actu
Vendredi 23 février 2007

Suite à l’emménagement de Caroline chez Georges, une période que l’on pourrait qualifier de fusionnelle suivit. Lorsqu’on est amoureux, l’objectif est de tout partager avec l’autre, chaque moment, chaque instant, afin qu’il paraisse unique et inoubliable. La pellicule des souvenirs s’imprime alors de belles images de couple enlacé dans tous les lieux de la terre, dans tous les lieux de Paris pour Caroline et Georges.  

 

Caroline avait sans doute entendu les paroles de sa mère dans son songe, en tout cas elle avait laissé tomber une à une toutes les activités qu’elle avait entamées dans sa période d’hyperactivité. Elle ne se consacrait plus qu’à son couple, comme à une autre époque, lorsqu’elle se consacrait à sa famille. Le bonheur semblait parfait.  

 

C’est Georges qui le premier tira la sonnette d’alarme. Sans doute parce qu’il vivait en partie cette fusion comme une sorte d’envahissement, une atteinte à la liberté qu’il avait patiemment su se créer pendant ses années de solitude forcée. Il était heureux avec Caroline, c’était indéniable, mais il sentait que ces beaux jours ne pourraient durer indéfiniment et qu’un danger d’étouffement planait sur leur vie, ou plutôt leurs vies.  

 

Ne sachant comment aborder le sujet directement avec Caroline, il se confessa à Monique. Cette dernière fut flattée de la confiance qu’il lui accordait et ne fut pas surprise des paroles échangées. Elle savait que les choses ne pouvaient pas durer ainsi entre Caroline et Georges, repliés sur eux-mêmes, comme sur une île déserte.  

 

Monique entreprit donc de faire « sortir » davantage Caroline, via de nouvelles sorties shoppings, des séances de ciné entre copines, des visites d’expos. Caroline résista bien un peu au début, refusant de sortir sans Georges, désirant partager ses instants-là aussi avec lui. Mais Georges choisit ce moment pour renouer avec son ancien métier d’avocat en donnant un coup de main à un ami  qui montait son cabinet.  

Vendredi 23 février 2007

Paris VIème arrondissement. Terrasse de café. Soleil voilé. Parasols fermés. Couple d’amoureux filmé de profil. Mains superposées sur la table au milieu des verres. Sourires béats sur les visages. Peu de paroles échangées.  

 

Voilà quelles indications un réalisateur de cinéma pourrait lire dans le scénario s’il voulait adapter l’histoire de Caroline et Georges et tourner la scène du café, celle de la plénitude. Il faudrait qu’il soit sobre, que la caméra reste fixe. Inutile de forcer sur les effets, de faire tournoyer les images. Les mots doivent être rares pour ne pas paraître plats ou, pire, emphatiques. Les regards des deux protagonistes parlent suffisamment. La musique doit être légère, à peine audible, un peu saccadée, comme pour suggérer deux cœurs qui battent à l’unisson. Le jeu des mains qui se touchent, se caressent, s’enchevêtrent, s’agrippent l’une à l’autre, est au centre de l’image. 

 

Caroline et Georges savourent cet instant merveilleux qu’ils ne voudraient jamais voir s’arrêter. Ils restent près de deux heures à cette terrasse de café malgré le vent glacial qui vient la balayer. Ils sont seuls au monde, comme dans une bulle au milieu du désert.  

 

Pourtant, la plénitude qui se manifeste ce matin-là et qu’un apprenti cinéaste aurait toutes les peines du monde à suggérer ne peut pas durer. Parce qu’elle est trop abstraite, trop dégagée des réalités matérielles. Parce que Caroline va devoir déménager ses affaires chez Georges et, surtout, s’occuper de son divorce. Parce que Georges va devoir perdre quelques habitudes de célibataires qui à la longue risquent d’irriter Caroline. Parce que vivre en société ce n’est pas seuls au monde mais avec les autres que cela se conjugue.  

 

Caroline et Georges n’ont pas encore engrangé suffisamment de ces moments passés ensemble qui permettent de cimenter une histoire et de la rendre plus résistante. Ils ne peuvent pas regarder en arrière, se souvenir des jours heureux, ils n’ont rien à sauver si ce n’est une histoire balbutiante. L’enjeu est de prendre ses marques sans tomber dans la routine, d’apprendre à vivre avec l’autre et non se contenter de supporter sa présence.   

 

Un cap à franchir. 

 

Album photos

Restons vigilants

Newsletter

Inscription à la newsletter
 
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus