Samedi 17 mars 2007

Simone Veil a annoncé qu'elle désapprouvait la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Et qui est Mme Simone Veil ? Rien de moins que la Présidente du Comité de soutien de la candidature de Sarkozy !!!! Pas mal, non ?

Il est vrai que coincé sur sa gauche par François Bayrou et sur sa droite par Jean Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy semble avoir fait son choix. Oubliés Jean Jaurès et Léon Blum, il chasse désormais dans les eaux troubles et sur les terres nauséabondes de l'extrême droite. Chassé le naturel, il revient au galop. Nicolas Sarkozy semble tellement à l'aise sur ce terrain là, il sait tellement bien accuser les immigrés de tous les maux de notre société, comme le fait Le Pen. Il sait si bien décrire ces immigrés dont il ne veut plus sur notre sol : pour lui un immigré ou un étranger, c'est quelqu'un qui fait exciser sa fille et égorge les moutons dans sa baignoire. Jacques Chirac avait parlé de l'odeur, Nicolas Sarkozy va un peu plus loin, toujours plus loin pour séduire cet électorat de la droite extrême.

Mais revenons aux propos intéressants de Simone Veil. Outre la condamnation de la proposition de Nicolas Sarkozy, elle tacle sévérement François Bayrou : "Bayrou, c'est le pire de tous", et avoue "admirer la force et le courage de Ségolène Royal de s'être lancé dans ce combat. Alors qu'en conclure ? Que si Simone Veil ne votera pas pour Ségolène Royal "parce qu'elle ne vote pas pour les socialistes" , elle est visiblement bien gênée par le tour que prennent les campagnes de ses supposés alliés Bayrou et Sarkozy.

par Panthere Blanche publié dans : La griffe de l'actu
Mercredi 14 mars 2007

Georges tourne en rond dans le salon depuis une heure. Il a déjà laissé dix messages sur le portable de Caroline. Il a téléphoné à Monique qui ne sait pas où elle se trouve. Du moins elle ne veut pas lui dire, car Georges imagine que Caroline a du l’appeler après leur dispute tout à l’heure au théâtre.

23h30 : Caroline rentre enfin. Georges s’assoit dans le canapé, silencieux. Il lui laisse le temps de poser sa veste, son sac, d’enlever ses chaussures. Elle sait qu’il l’attend. Elle a écouté les messages qu’il lui a laissés.

La discussion ne dure pas très longtemps. Chacun reconnaît ses torts. Chacun ? Georges n’est pas le seul responsable. Certes, il aurait du parler à Caroline avant, ne pas lui annoncer sa décision concernant la pièce de cette manière. Mais lorsqu’il souhaitait en parler avec Caroline, lorsqu’il lui avouait craindre ne pas être capable de mener de front un grand rôle au théâtre et ses affaires d’avocat, elle ne l’écoutait pas. Ou plutôt, elle ne voulait rien entendre. Prendre ses désirs pour la réalité : jamais expression ne fut aussi appropriée que pour décrire l’état d’esprit de Caroline.

Ces paroles furent dures à entendre, mais elle s’y était préparée. Elle en était arrivée à cette même conclusion lorsqu’elle avait déambulé dans Paris à sa sortie du théâtre. Non, elle n’avait pas appelé Monique, elle ne se sentait pas capable d’écouter les reproches qu’elle n’aurait pas manqué de lui faire, elle qui avait pris fait et cause pour Georges ces derniers temps. Et puis, finalement, Caroline se les était fait seule, ces reproches.

Cette soirée, riche en émotion, lui permit de comprendre que l’état de grâce de sa relation avec Georges était terminé. Mais elle s’apprêtait à vivre la suite de l’histoire avec confiance. Confiance en Georges, confiance en sa sincérité.

Lundi 12 mars 2007

Un jeune blogueur égyptien vient d'être condamné à quatre ans de prison pour blasphème et insulte au Président Hosni Moubarak. Il avait notamment comparé Moubarak aux pharaons de l'Egypte ancienne. Les défenseurs de droits de l'homme ont qualifié ce jugement de dangereux précédent.

par Panthere Blanche publié dans : Brèves
Samedi 10 mars 2007

Pétition Nationale  

 Pour signer : http://www.educationsansfrontieres.org/

 Nous sommes des enfants de « sans papiers »

 Un sans-papier, c’est quelqu’un qui n’a pas de carte de séjour même s’il est en France depuis longtemps. Comme beaucoup d'entre vous, nos parents sont venus d'ailleurs. Ils ont fui la violence, la misère. Ils sont venus pour travailler et nous donner une vie meilleure. Certains d'entre nous sont nés ici. Avec ou sans papiers la France est notre pays. On vit dans des hôtels meublés, des appartements, des chambres où on s'entasse. Tous les jours on a peur. On a peur que nos parents soient arrêtés par la police quand ils vont au travail, quand ils prennent le métro. On a peur qu'on les mette en prison, que nos familles soient séparées et qu'ils nous renvoient dans des pays qu'on ne connaît pas. On y pense tout le temps. A l’école aussi. Est ce que c’est normal d'avoir peur quand on va à l'école ?

 L'été dernier nos parents et nous, on a eu l'espoir d'avoir enfin des papiers. On a fait des dossiers, on a passé des jours et des nuits à faire la queue devant des préfectures. On s'est inscrit dans des bureaux. On a cru qu'on serait régularisés, que le cauchemar serait terminé. On remplissait tous les critères, mais on nous a dit : non. Nous sommes venus à visage découvert avec nos noms, nos adresses. Ceux qui ont eu leurs papiers avaient le même dossier que nous. Et pourtant on nous a dit : non. Arbitrairement.

 Maintenant on est en danger et on doit se cacher. Pourquoi cette injustice ? Nous ne voulons plus vivre dans la peur. Nous voulons que la France nous adopte. Nous voulons être régularisés. Laissez nous grandir ici.  

par Panthere Blanche publié dans : La griffe de l'actu
Vendredi 9 mars 2007

Après avoir pris la relève de Pasqua, avec une puis deux lois contre l’immigration, Nicolas Sarkozy trouve qu’il n’en a pas encore fait assez. A croire que l’ogre n’est pas rassasié par les expulsions quotidiennes de familles et par la quasi impossibilité pour toute personne extra-europénne de fouler légalement le sol français.

Il a ainsi annoncé hier sur une grande chaîne de télévision nationale vouloir encore durcir ces lois, et notamment le regroupement familial. Il a également promis la création d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale ». Qu’il ne cherche pas longtemps le ministre en question, il est tout désigné : Jean Marie Le Pen.

En effet, en faisant cette proposition, Nicolas Sarkozy ne peut plus être accusé de lorgner vers la droite extrême, il y met carrément les deux pieds ! Il y a quelques temps, le Canard Enchaîné avait mis en évidence comment Nicolas Sarkozy avait déjà appliqué plusieurs propositions du programme du Front National. Là, il passe à l’échelon supérieur !

Comment peut-on en France, se dire démocrate et républicain et proposer de telles choses ?!! Comment peut-on dire aimer la France et dire de telles ignominies ?!! Rien que la dénomination de ce ministère souhaité donne la nausée et renvoie au passé le plus sombre de notre pays, celui qu’on ne voudrait surtout pas voir revenir, celui qui est la négation des valeurs fondamentales de la France.

Mais vous savez ce qui me fait le plus mal ? Ce qui me désespère le plus ? C’est que celui prononce de telles paroles et affiche un tel programme ait une chance d’être élu à la tête de mon beau pays !!!!

Adieu France, toi que j’aimais tant, toi que j’ai tant aimée…

par Panthere Blanche publié dans : La griffe de l'actu
Vendredi 9 mars 2007

Le 8 mars, la Panthère Blanche vous donnait les chiffres du rapport annuel de la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Visiblement ces chiffres gênent toujours notre Ministre de l’Intérieur. Il a réussi à faire passer un amendement à l’assemblée permettant de nommer un commissaire du gouvernement au sein de cette instance… théoriquement indépendante. Plus indépendante pour longtemps visiblement ! La méthode Sarkozy dans toute sa splendeur…

par Panthere Blanche publié dans : Brèves
 

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